L’histoire de l’Hôpital Forcilles

En 2013, la Fondation Cognacq-Jay reprend la gestion de l’Hôpital Forcilles, qui devient officiellement son neuvième établissement le 1er janvier 2015. Il s’agit d’un tournant dans l’histoire de ce centre de référence en cancérologie et nutrition, et l’opportunité d’un nouvel essor pour les activités médicales, au bénéfice des patients de Seine-et-Marne (77) et des départements voisins, Essonne (91), Val-de-Marne (94), etc. Retour sur les étapes marquantes d’une histoire qui a débuté en 1963.

Château de Forcilles

Des premiers lits au bâtiment Lortat-Jacob

En juillet 1963, un groupe de chirurgiens, chefs de service des Hôpitaux de Paris pour la plupart, fondent une association « Loi 1901 » ayant pour objet la création d’un établissement susceptible d’accueillir précocement après leur intervention chirurgicale de grands opérés, en particulier digestifs, nécessitant des soins médicaux et diététiques hautement spécialisés. Son premier président est le professeur Jean-Louis Lortat Jacob.
Le Centre médical de Forcilles accueille ses premiers patients en 1964. Il compte alors 25 lits et 25 agents.
Il a pour objectif d’améliorer les suites opératoires, de réduire la durée d’hospitalisation dans les services de chirurgie, et de faciliter la réinsertion socio-professionnelle ou familiale des patients.
Il est donc, avant la lettre, un établissement de soins de suite et de réadaptation.
Le Centre médical compte 127 lits en 1967, puis 247 en 1971.
En 1975, l’année de l’ouverture du bâtiment Lortat-Jacob, l’actuel bâtiment principal, il est agréé pour 427 lits : 300 de médecine et 127 de convalescence.

Une évolution progressive des prises en charge

Au fil du temps, le profil des personnes hospitalisées évolue : les ulcères gastriques et lithiases biliaires des débuts font progressivement place à des pathologies bien plus graves, au premier rang desquelles on trouve le cancer. Les interventions pratiquées, devenues plus mutilantes, entraînent des suites plus difficiles chez des malades plus souvent dénutris.
La mise au point progressive d'une nutrition artificielle efficace ouvre notamment la possibilité de traitements post-opératoires par rayonnement ou par chimiothérapie, plus précoces et mieux tolérés. L’établissement se dote d’équipes et de moyens pour dépister et traiter les complications liées à l’intervention ou à l’évolution de la maladie.
A la cancérologie digestive, viennent ensuite s'ajouter la cancérologie pulmonaire et la cancérologie ORL avec leurs contraintes spécifiques, qui conduisent l’établissement à renforcer ses équipes et à élargir son plateau technique. Puis l’éventail d’activités s’ouvre encore. En particulier, la spécialisation en nutrition a entraîné l’arrivée de patients atteints de maladies métaboliques, comme le diabète.
En 1988, le Conseil d'administration décide l'adhésion de l’établissement au service public hospitalier, acceptant aussi l'obligation d'accueillir les urgences extérieures et de répondre aux demandes des habitants de la périphérie atteints d'affections entrant dans le cadre des activités du centre médical. 

 

Une adaptation pragmatique des infrastructures

Les services d'hospitalisation, les espaces de consultations, les infrastructures hospitalières ou les équipements du plateau technique sont progressivement adaptés, afin de répondre aux besoins d’actualisation des soins et des investigations exigés par l’évolution de la typologie des patients. La radiothérapie y est installée en 1975, une nouvelle pharmacie et une nouvelle lingerie ouvrent en 1998, une nouvelle cuisine en 2000, les zones de soins du bâtiment principal sont rénovées en 2001, la nouvelle réanimation date de 2002, l’établissement est équipé d’un scanner fin 2003, l’endoscopie est rénovée en 2011…

Une réputation basée sur trois piliers

Le Centre médical se caractérise par trois domaines d’activités qui fondent sa renommée :
- la prise en charge médico-diététique de malades atteints de cancers digestifs, ORL et pulmonaires, en liaison avec les services de chirurgie spécialisés
- la prise en charge et la réadaptation précoce des grands opérés digestifs et pulmonaires
- le traitement médico-diététique des patients atteints de maladies métaboliques.

De solides références

L’établissement est un centre expert intégré associant radiothérapie, chimiothérapie et nutrition entérale et parentérale. Son expérience dans ce domaine lui confère une réputation nationale et internationale, et lui permet d’obtenir en décembre 2003 une accréditation sans réserve ni recommandation.
L’établissement est certifié en novembre 2007, sans réserve ni recommandation, avec 38 points positifs, dont une action remarquée sur la gestion du risque. En matière de lutte contre les infections nosocomiales, il est classé la même année premier des 241 centres hospitaliers de plus de 300 lits par le magazine l’Express.
En octobre 2009, la synthèse « radioprotection » de l’inspection de l’Autorité de sûreté nucléaire souligne que « La réalisation quasi-exhaustive des contrôles de qualité interne des installations de radiothérapie et les contrôles techniques de radioprotection sont un point fort du service. Le processus de formation et d’habilitation du personnel du service de radiothérapie est également un point fort.»
En 2010, Le Centre médical de Forcilles a été classé par L’Express, l’un des meilleurs de la région parisienne, l’un des plus sûrs au plan national, 6e sur 221 centres de plus de 300 lits, avec un score agrégé de 99,48/100 (article « le classement 2011 des hôpitaux les plus sûrs, l’Express n° 3100, 1-7 décembre 2010)
Lors de la certification d’octobre 2011, toutes les thématiques du manuel sont considérées comme un point fort et toutes les pratiques exigibles prioritaires (PEP) ont pratiquement obtenu 100% de taux de conformité.

Un nouvel essor en 2013

L’association gestionnaire de l’établissement a bénéficié en 2013 d’un changement de gouvernance. Depuis, ses administrateurs sont majoritairement des représentants de la Fondation Cognacq-Jay. Le 1er janvier 2015, l’Hôpital est devenu le neuvième établissement de cette institution, qui a pour vocation de créer, maintenir et développer des établissements de solidarité sociale, et cela depuis 1916. À travers ses neuf établissements actuels, la Fondation Cognacq-Jay agit essentiellement dans les secteurs de la santé, du social et du médico-social. Elle gère notamment, en plus de l’Hôpital Cognacq-Jay, situé dans le XVe arrondissement de Paris, des appartements thérapeutiques à Paris également, des maisons d’enfants (MECS), dont une en Seine-et-Marne, un EHPAD et une unité Alzheimer à Rueil-Malmaison, etc.